Les garçons de l’été de Rebecca Lighieri

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Résumé :

Études brillantes, famille convenable et convenue, beauté radieuse et maîtrise du surf, Thadée et Zachée ont cru que l’été serait sans fin. Que la vie se passerait à chevaucher les vagues, entre jaillissements d’embruns et poudroiements de lumière. Mais en mutilant sauvagement Thadée un requin-bouledogue le prive de l’existence heureuse auquel il semblait voué : il est devenu un infirme. La bonne santé des uns, la sollicitude des autres le poussent à bout. Et le révèlent à lui-même…

Je l’ai aimé. Comme je l’ai aimé, lui, ça non plus, je ne le retrouverais jamais, cet amour inconditionnel et pur qui me liait à mon aîné. Personne jamais ne m’inspirera autant d’admiration autant de volonté éperdue d’imitation et de dévouement.Il a été mon dieu- et pourquoi il ne l’aurait pas été, je connais peu de gens qui n’aient pas été fascinés par Thadée avant son accident .

L’histoire :

Ils avaient tout pour plaire. Ils correspondaient parfaitement aux critères actuels de la société. Ils incarnaient la réussite. Des demi-dieux. Deux beaux et grands garçons, intelligents, populaires, très sportifs, des pros du surf, proche de leurs parents et de leurs amis : tout va pour le mieux. Le problème, c’est que le surf entraînera la chute de cette famille.

Les apparences sont souvent trompeuses. Il ne faut pas se fier au commencement de cette histoire ni à la douce couverture. Les garçons de l’été est rempli de violence, de désillusion, de tromperies, de vengeance, de jalousies, de désespoir, de rage, de perversité. C’est un livre sombre qui nous plonge au côté de la nature dérangée de certains Hommes.

 Alors voilà, d’une certaine façon, je suis jeune, bien sûr. Mais la vraie jeunesse, qui comporte forcément une part d’innocence ou d’inconscience heureuse, cette jeunesse-là m’a quitté pour toujours. Il se peut même qu’elle ait pris fin le jour où un requin a arraché la jambe de mon frère dans les eaux agitées de l’océan Indien, en ce jour qui avait si bien commencé et qui devait si mal finir. Mais c’est sans doute le cas de tous les jours de malheur : ils commencent comme tous les autres, on se lève comme d’habitude, on ne pressent rien, on s’avance vers le drame le cœur léger.

Les personnages :

Dans la famille Chastaing il y a Mylène, la mère, aussi appelé Mi (même par ses enfants !), Jérôme le père, et leurs trois enfants. Thadée, l’aîné, Zachée le cadet et Ysé la petite sœur… Mais le plus important c’est de se rappeler qui sont les demi-dieux de Mi : ses deux fils. Et plus particulièrement Thadée qu’elle idolâtre. C’est un portrait en apparence simple (malgré cette « petite préférence ») et idéal d’une famille bourgeoise qui risque bien de s’assombrir avec l’accident… Chaque épreuve nous transforme, peut nous détruire, certaines plus que d’autres… Ou alors nous révèle-t-elle au grand jour ?

 

La chute de Phaeton

La Chute de Phaeton de Paul Rubens

Richesse :

C’est une des choses qui m’a le plus étonné avec ce livre : sa richesse. L’auteure a su parfaitement documenter son histoire. On découvre l’univers du surf (bon c’est peut-être un peu trop précis pour moi), mais aussi avec tous ces lieux cités, entre France et Réunion, entre terres et océans. Mais il n’y a pas que ça. Les personnages sont aussi intéressants : leurs traits de caractère sont complexes et propres à chacun, leur psychologie est profonde, leurs troubles et ambitions bien marqués, le vocabulaire personnel, et les points de vue multiples. Tout est très fluide, parfaitement rythmé et en même temps complet ! C’est superbe !

Biarritz, le Parmelan, la Réunion

C’est encore plus chouette :

·         La richesse, encore.

·         A travers chaque chapitre on découvre le point de vue d’un autre membre de la famille. Loin d’être lassant et répétitif, ce processus nous permet d’en apprendre plus sur la scène dans sa globalité et de découvrir chaque angle, chaque visage de cette sombre histoire.

·          C’est rare (encore une fois) mais la diversité des narrateurs procure encore plus un sentiment d’appartenir à la scène. C’est comme si nous les connaissions (malheureusement) tout, que nous connaissions toutes leurs pensées et toutes leurs réflexions. Mais il n’y a pas que cela. Selon les personnes qui parlent, le texte s’adapte. Par exemple le langage peut être plutôt riche ou plutôt familier, plutôt calme ou énervé. Dans le fond comme dans la forme, les mots transmettent à merveille les émotions et les impressions. C’est comme si nous les connaissions encore plus.

J’ai embrassé l’aube d’été et j’ai cru que cette sensation-là, cette communion entre moi et les éléments, cette harmonie entre mon corps et mon esprit, ce serait ma vie.

Mon avis :

Ce livre est un énorme coup de cœur. J’en avais entendu parler sur la plate-forme de Livraddict. Il y avait un partenariat suscitant beaucoup d’interrogations. Mais ce qui m’a vraiment marqué c’est les retours et le nombre de discussions à ce sujet. Ce livre aux apparences de bit-lit n’en est absolument pas un. C’est très particulier et trop sombre !

C’est bien la première fois que je lis un livre comme celui-ci. Il ressemble à aucun autre. Presque tout me plaît dans ce livre. Le sujet abordé, les sentiments entremêlés, le réalisme de l’histoire, la richesse globale du livre et sa portée. C’est un livre qui nous fait ressentir. Ressentir du dégoût, du mépris de la rage. Sommes-nous nous aussi des créatures obscures ?

Tout est très immersif et pousse une porte vers une réalité bien trop sombre. On dirait un épisode de Black mirror ! Le texte joue aussi avec la symbolique des éléments et des évènements. C’est encore plus choquant et particulier. Il y a encore de nombreuses références…

J’ai néanmoins été dérangée par deux ou trois choses : les clichés et la fin de l’histoire. Les clichés je ne sais pas s’ils sont volontaires mais ils m’ont bien agacé. Faut-il être absolument sportif, bien musclés, bien bronzé, bien entouré, très attirant et bon en maths pour plaire ? Parce que si on retient bien c’est ce qui fait le « charme » de ses deux garçons. Nous sommes donc réduits à cela ? Soit beau et tais-toi. C’est triste. La fin aussi est étrange. Elle n’est pas mauvaise juste inattendue !

Il y a encore beaucoup de choses à dire mais la chronique semble déjà bien assez longue… Je tourne en rond et oublie l’essentiel : ce livre est une drôle de pépite, n’hésitez pas à le découvrir ! 😉

Petits plus :

–          Voici le Booktrailer des Les garçons de l’été de Rebecca Lighieri présenté par Folio :

–         Une interview de l’auteure des éditions P.O.L. :

Titre : Les garçons de l’été

Auteure : Rebecca Lighieri

Éditions : Folio

Genre : Thriller psychologique – Contemporain

Année de parution : 2018

Nombre de pages : 412

ISBN : 9-782072-755200

 

 

 

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« Maman ! » d’Hélène Delforge et de Quentin Gréban

Maman

Résumé :

Maman. Un des premiers mots du monde. Un nom unique, porté par des milliards de femmes. Un mot pour dire l’amour, la tendresse, le lien, parfois le manque. Il y a autant de mamans qu’il y a d’enfants. Pourtant, sur tous les continents, lorsqu’elles prennent leur bébé dans les bras, les mamans se ressemblent.

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Ne juge-t-on pas un livre à sa couverture ?

On ne juge pas un livre à sa couverture… Pour moi cet adage est faux ^^ J’ai été attiré par cet album comme une abeille par une fleur ! Et je l’ai dévoré ! ( car il est génial). Cette illustration de couverture reflète parfaitement l’esprit du livre : une femme tenant son enfant contre elle; elle le protège : elle l’aime !

*

Tu n’es pas un frein, tu es mon moteur.
Tu n’es pas un fardeau, tu es mon porte-bonheur.

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La déclaration :

Ce livre est une déclaration d’amour à toutes les mamans et une ode à cet amour inconditionnel : l’amour maternel. A travers les dessins et à travers les mots, ce livre montre le rôle de nos mères. Elles sont toutes représentées : les mères de tous les pays, de toutes les conditions, de tous les âges et de toutes les époques. Toutes les mamans et tout leur amour a été retenu par des crayons. Il y a les premiers pas, les premières disputes, les premiers câlins, les premiers mots et les premiers je t’aime. Il y a 30 portraits.

*

Ma maman disait
Quand tu as froid, j’ai froid.
C’est vrai.
Non.
Quand tu as froid, j’ai TRÈS froid .

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Mon avis :

J’ai vraiment apprécié ce livre : je le trouve magnifique. Il est beau sur tous les points, les illustrations, les mots, la visée. Il dénonce d’une certaine manière la condition des femmes, des mères, et de leurs enfants. Il montre les bons et les mauvais côtés tout en restant doux. C’est superbe ! Néanmoins, je ne le recommence pas à tous les enfants… Il peut bien sûr être lu par tous, et être très admiré, mais je doute qu’un enfant de 8 ans saisisse toutes les références comme celle de Big Brother 😉

*

Tu es au bord des mondes.
L’un disparaît, l’autre se détruit.
Au milieu trouve ta voie.
Garde l’amour, le bonheur d’être toi,
La saveur des instants,
La joie d’être parmi les autres,
Le courage de changer,
La nécessité du partage et le goût du rire.
SI tu suis ces idées, chacune de tes journées,
Si tu restes toi-même, partout même en famille,
Si tu sais écouter, mais refuses de juger,

Tu seras une femme, ma fille.

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Petits plus :

Je trouve que les dessins font penser au style de Gaëlle Boissonnard… Enfin je vous dis ça parce que j’ai son calendrier de 2018… ^^ Mais les tons maniés sont semblables et tout est très délicat…

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Titre : Maman

Auteur : Hélène Delforge

Dessinateur : Quentin Gréban

Genre : Album jeunesse

Éditions : Mijade

Année de parution : 2018

ISBN : 9782807700277

Chanson douce de Leïla Slimani

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Attention à toi ami lecteur !

Après ce livre on ne regarde plus jamais les nounous du même œil !

Résumé :

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

La vie est devenue une succession de tâches d’engagements à remplir, de rendez-vous à ne pas manquer. Myriam et Paul sont débordés. Il s’aiment à le répéter comme si cet épuisement était le signe avant-coureur de la réussite. Leur vie déborde, il y a à peine la place pour le sommeil, aucune pour la contemplation. Ils courent d’un lieu à un autre, changent de chaussures dans les taxis, prennent des verres avec des gens important pour leur carrières.

L’histoire :

Au premier abord, le résumé présage un drame familial, un petit polar simplet, mais ce n’est qu’une impression. Dès la première phase, le ton est donné. Le bébé est mort. Et nous savons qui est le tueur… Étrange ? Absence de suspense ? Pourtant c’est très intéressant !

De cette manière, on suit l’enquête non pas du point de vue de la victime ou ses proches, mais de tout ce qui se passe dans cette maison. Nous sommes à la fois une caméra et la pensée/les souvenirs des personnages : tout dépend du contexte. Nous savons (presque) tout et c’est très étrange voire très malsain.

On suit l’évolution de cette petite famille, depuis le jour où Myriam décide de reprendre le travail et d’embaucher une nounou pour ses enfants. Après un casting sévère, elle et son mari semblent avoir trouvé la « perle rare ». Celle qui saura aimer et s’occuper de leurs enfants, mais aussi de leur foyer. Louise, c’est plus qu’une nourrice : c’est aussi une cuisinière d’exception et une ménagère hors pairLa perfection incarnée ?

Les personnages :

C’est compliqué de décrire cette famille. Un père une mère deux enfants : un petit garçon et une fille. C’est une famille en apparence banale mêlant cris, pleurs, rires, joie et demandant beaucoup d’énergie ! On a droit à toute une analyse psychologique des relations de cette famille, une famille comme tant d’autres… jusqu’à l’arrivée d’une Mary Poppins des temps modernes : une nounou nommée Louise !

Questions morales :

Comme je l’ai écrit ci-dessus, ce livre n’est pas un policier ou quelque chose dans ce genre. Il traite plutôt un gros problème de notre société d’un point de vue très original et nous force à analyser et remettre en question nos petites habitudes…

  • Le problème, je pense, est une question de perception : la perception de soi et surtout celle des autres. Je vais sûrement hyperboliser les propos de l’auteure mais le message est fort. Nous vivons dans une société égoïste. Cette société est remplie de personnes à l’abri de leur confort quotidien qui ne s’intéressent pas aux autres. Ces personnes manquent de recul par rapport à leur proches et restent dans l’incompréhension face aux sentiments et aux besoins des autres. On fait tous partie de ses gens, mais à différentes échelles… Et je peux vous dire que Myriam et Paul ont atteint les sommets ! Louise, la perfection, sait se rendre indispensable mais à quel point ?

    En biologie on pourrait dire qu’on passe d’une relation symbiotique à parasitaire ! (mais dans quel sens?)

  • A quoi bon faire des enfants si c’est pour que ce soit une nounou qui s’en occupe et pour ne pas les voir grandir ? C’est aussi une question du roman… Elle rejoint aussi la question de comment être la personne que l’on désire vraiment être. Comment être une femme, une mère, non pas une «««««« bonne épouse »»»»»» mais plutôt comment prendre soin de son couple en couple, de sa maison, et un métier génial ? Peut-on vraiment tout faire parfaitement soitmême ?

Nous ne serons heureux, se dit-elle alors, que lorsque nous n’aurons plus besoin les uns des autres. Quand nous pourrons vivre une vie à nous, une vie qui nous appartienne, qui ne regarde pas les autres. Quand nous serons libres.

Mon avis :

C’est un livre que j’ai beaucoup aimé. Il sait provoquer l’admiration, le dégoût, le questionnement, la peur et tant d’autres émotions. En même temps, l’écriture est très simple, les chapitres sont courts et bien rythmés, les personnages attachants… Je l’ai dévoré

Seul petit bémol : j’ai été déçue par la fin de ce livre. Ce livre a fait tellement de bruits que je m’attendait à une fin spectaculaire qui répondrait à la grande question du POURQUOI ! Mais non… Il y a bien une réponse mais ce n’est pas celle que je voulais. Ça ne doit pas être l’essentiel ! Encore une question. L’histoire commence par une scène de crime mais nous n’avons pas accès à toutes les données de « l’après ». A nous de nous faire notre propre jugement.

Sinon vous savez « pourquoi ce titre » ? (je suis intriguée)

Le destin est vicieux comme un reptile, il s’arrange toujours pour nous pousser du mauvais côté de la rampe.

Pour aller plus loin :

  • Extrait de l’interview de Leïla Slimani

Leïla Slimani, prix Goncourt 2016 : la nounou infanticide était presque parfaite

« Les personnages principaux de vos deux romans sont des femmes…

Peut-être simplement parce que je suis fascinée par les femmes. Il y a une question que je me pose depuis longtemps, et que je n’ai pas fini de me poser: comment être une femme libre tout en étant une épouse, une mère et tout en répondant à certaines injonctions de la société. Car la société n’encourage pas vraiment les femmes à se marginaliser. La question de l’espace qui leur est offert me semble très importante.

Pour cette raison, il me semble très important de développer un regard féminin sur et dans la société. Beaucoup de lectrices me disent qu’elles en ont assez de la façon dont les femmes sont représentées, par les hommes, dans le cinéma ou la littérature : soit idéalisées, soit caricaturées. Il leur semble nécessaire que ça change. »

Titre : Chanson douce

Auteure : Leila Slimani

Éditions : Folio

Genre : contemporain / littérature blanche

Année de parution : 2018 (2016 première version)

Nombre de pages : 256

ISBN :

La Chartreuse de Parme de Stendhal (Partie 4)

Résumé :

Alors que le règne napoléonien touche à sa fin, Fabrice del Dongo décide de partir à la rencontre de ce personnage illustre qu’est Napoléon dont on lui parle depuis sa naissance. Cependant, Fabrice arrive lors de la bataille Waterloo et ne fait qu’approcher le danger sans réellement s’y confronter. Mais dans cet élan fictif d’héroïsme, Fabrice est en fait à la recherche de l’amour. D’abord dans celui de son icône de toujours puis plus globalement dans la recherche du sentiment en soit qui lui est totalement étranger. A la recherche de ce Saint Graal, Fabrice ira de part en part de cette Europe en reconstruction de l’après Napoléon…

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La Chartreuse de Parme de Stendhal (Partie 3)

Résumé :

Alors que le règne napoléonien touche à sa fin, Fabrice del Dongo décide de partir à la rencontre de ce personnage illustre qu’est Napoléon dont on lui parle depuis sa naissance. Cependant, Fabrice arrive lors de la bataille Waterloo et ne fait qu’approcher le danger sans réellement s’y confronter. Mais dans cet élan fictif d’héroïsme, Fabrice est en fait à la recherche de l’amour. D’abord dans celui de son icône de toujours puis plus globalement dans la recherche du sentiment en soit qui lui est totalement étranger. A la recherche de ce Saint Graal, Fabrice ira de part en part de cette Europe en reconstruction de l’après Napoléon…

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