Le jour où le bus est reparti sans elle – Beka, Marko & Cosson

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Résumé

Le jour où le bus est reparti sans elle, Clémentine se retrouve coincée dans une singulière épicerie de campagne, loin de tout… mais jamais aussi près de trouver ce qu’elle cherche : des réponses à ses doutes existentiels. Les histoires zen d’Antoine, l’incroyable épicier, l’expérience de Chantal l’écrivaine, le passage de Thomas le PDG-randonneur, vont irrémédiablement changer la vision de la vie qu’avait Clémentine. Comme chacun de ces personnages, la jeune femme va essayer de trouver son chemin vers le bonheur. Même si, comme tous les chemins, il emprunte parfois d’étranges détours…

Découverte :

C’est une BD que j’ai aperçu il y a quelques temps grâce à la chronique de Anouk Library. Je comptais la lire ce fameux « plus tard » jusqu’au moment où on m’en a reparlé au boulot comme était vraiment un superbe livre touchant (merci :😊 )! Il était disponible à la Bibliothèque u : j’ai foncé ! Merci beaucoup pour la découverte ^^

L’histoire

Clémentine vivait une petite vie agitée et fatigante malgré une quête de sagesse incertaine. Elle devrait partir à un séminaire de yoga afin de trouver la paix et apprendre la sagesse de la méditation. Mais le bus est reparti sans elle… Et puis tout ne se passe plus comme prévu : elle fait ce genre de rencontre qui peut tout changer. C’est comme un rayon de lumière.

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Au niveau des dessins

Honnêtement, à la base je ne suis pas des plus fan des illustrations qu’on peut retrouver chez les éditions Bamboo. Je ne les trouve pas laides, mal travaillés ou quelque chose du style, c’est juste qu’elles ne me font pas ressentir de « truc en plus ». Ici, c’est un petit peu différent, les couleurs sont très douces, harmonieuses et reposantes. Les décors sont simples, pourtant on sent la vie, comme un mouvement à travers les pages. Un point très réussi : l’harmonie entre les passages « contes » et « la vraie histoire ». (Il en va de même avec l’écriture.)

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De beaux messages

Il y a quelque chose qui me fait peur avec les livres de « développement personnels », feel-good ou philosophie : ne pas être touchée. Parfois le message est trop complexe, parfois trop bateau limite « cul-cul la praline » et improbable. Mais « le jour où » ne m’a pas fait cet effet-là, je suis vraiment épaté par la sagesse et la simplicité de ces beaux messages. C’est incroyablement positif ! Il ne faut pas stationner, il faut oser, faire les choses qu’on veut vraiment. Il ne faut pas se prendre la tête. Ce sont des valeurs qui semblent simples et pourtant compliqués à accepter, à assimiler. Les histoires d’Antoine, d’autres voyageurs et de la vie les font passer de manière claire, ludiques et percutantes : comme des contes pour enfants.

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Autre petit point : l’humour est présent ! 😄 J’ai bien rigolé pendant sa séance de méditation (coucou le croissant 😁)

Mon avis / Ressenti

J’ai peur de trop parler de mon « ressenti » ^^

Positive et touchante. Je crois que ce sont les meilleurs qualificatifs utilisables. Personnellement, cette lecture tombe à pic dans un moment où j’essaye d’avoir une vie enfin plus « positive », en m’entourant de belles personnes et en faisant ce que j’aime. Le problème c’est que les peurs refont souvent surface : la peur de l’échec, de ne pas être aussi mature et bienveillante que ce que j’aimerais, assez intelligente ou faite pour mes études. La peur d’être mal entourée et de ne pas savoir gérer les personnes toxiques autour de moi. (D’ailleurs est ce que je ne le serai pas non plus ?) L’histoire des campagnols et la confiance en soi m’ont marqué. Se boucher les oreilles ne pas écouter toutes les personnes qui te disent que tu n’y arriveras pas. Parce qu’elles-mêmes ont peur de l’échec et essayent de se rassurer en rabaissant les autres.

En bref, c’est une bande dessinée qui a bien résonné et j’espère pouvoir appliquer tous ses conseils dans ma propre vie et vous la partager. En espérant que la quête de soi de Clémentine vous fasse le même effet. Qu’elle vous sorte de vos problèmes pour prendre un peu de recul et mieux profiter du présent. Qu’elle vous autorise les belles rencontres. 💖

Titre : Le jour où le bus est reparti sans elle

Saga : Le jour où

Scénario : Beka

Illustrateurs : Marko et Cosson

Editions : Bamboo

Genre : BD

Parution : 2016

Nombre de pages : 70

ISBN : 9782298142068

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Bilan culturel – Août 2019

Bilan culturel – Août 2019

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Ce mois n’est pas du tout chargé en découvertes. J’ai « beaucoup » travailler, profiter de mes amis et enfin pu dormir (ça c’est plutôt rare donc autant en profiter). A la base je voulais faire descendre ma P.A.L. un maximum avant la reprise des cours et faire quelques randonnées mais ça n’a pas été le cas… En plus je suis de moins en moins présente ici… Bref, commençons.

Livres :

J’étais dans un moment de panne : entre le boulot, l’angoisse des réseaux, l’avenir du blog qui me questionne trop, je n’arrivais pas à me lancer. J’ai envie de lire pour moi et d’écrire autre chose que des chroniques… Ou alors de me poser en haut de la montagne et réfléchir au sens de la vie. Bref, je n’arrive plus à lire.

En fait cette année, oui je dis ça tous les ans, j’ai envie de changer. J’ai envie de réussir ma troisième année, de vraiment bien la réussir, mais aussi de trouver une réponse à toutes mes questions sur l’avenir, de savoir ce que je ferai après, avoir une vie saine et j’ai peur de ne pas y arriver et de ne pas savoir gérer le blog. Je sais que j’ai tendance à trop angoisser, à me mettre la pression pour tout et rien mais disons que là j’ai l’impression d’avoir déjà changé. De toute manière je vous tiens au courant.

Voilà, c’était l’histoire d’une panne de lecture.

J’ai commencé plusieurs de livres que je n’ai pas finis comme :

  • Le Bal des Maudits de Irwin Shaw que m’a prêtée ma grand-mère : un classique qui lui tient à cœur et pour moi une énorme brique qui m’angoisse : je n’ai lu que le premier chapitre.

  • Après avoir été aux jardins de Giverny j’ai songé à lire Nymphéas Noir de Michel Bussi qui traine dans ma P.A.L. depuis plus d’un an. Sans succès.

  • J’ai essayé de commencer un livre « contre les végé » nommé Lettre ouverte aux mangeurs de viandes qui souhaitent le rester sans culpabiliser : pourquoi les végans ont tous faux ! de Paul Ariès. Sujet très sensible pour moi, je ne peux pas accepter le point de vue des personnes qui mangent de la viande, c’est une fermeture d’esprit je le sais bien, en revanche le résumé m’intriguait. De ce que j’avais compris, c’était une sorte d’essai pour dédramatiser les hominivores, les bouchers, charcutiers et personnes travaillant dans cette industrie, pour calmer les vg extrémistes ou qui disent du mal des métiers de la viande MAIS qui critiquait le système, comment on en était arrivé là et tout ça. J’ai lu les deux premières pages c’était trop piquant. Je pense que lorsqu’on se lance dans un essai, il faut déconstruire ses stéréotypes. J’ai déjà lu « Faut-il manger les animaux » de Jonathan Safran Foe et « Les animaux ne sont pas comestibles » de Martin Page et à aucun moment ils se sont permis d’insulter « l’autre partie » … Mais bon, je suis curieuse, il faut que je mette mon égo de côté et que je continue.

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Sinon j’ai lu Amours solitaires de Morgane Ortin… Il me pose pas mal de questions et j’aimerai vraiment vous en parler sous forme de chronique donc je ne vous en dis pas plus ici :3

(PARENTHÈSE je me suis souvenue au dernier moment d’un joli petit livre pour enfants que m’a fait lire une amie ❤ c’est Weisst du eientlich wie lieb Ich dich hab ? ou « devine combien je t’aime » en vf et c’était très mignon !)

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Séries :

J’ai dévoré La Casa de Papel et Las Chicas del Cable !

Je redoutais ce moment où je regarderai La Casa de Papel sachant que beaucoup l’ont déjà vu, je ne voulais ni être déçue, ni spoilée et puis… je me suis laissé aller. J’ai adoré. Autant je n’ai pas été immédiatement séduite par l’aspect action et tout ça (le début me faisait penser aux « moments de vies » des prisonnières de Orange Is The New Black), autant j’ai adoré les personnages. J’admire le personnage du Professeur et son esprit tant c’était plaisant de l’écouter parler, planifier chaque détails et chaque éventualité, déjouer les pièges et se révolter contre l’Etat. C’était truffé de références, au niveau de la musique, des faits historiques, de l’art : c’est splendide. Même si ici les masques se réfèrent à Salvador Dali et non à Guy Fawkes dans V for Vendetta, on peut remarquer des similarités… et j’ai encore plus aimé ! En revanche je n’ai pas vraiment compris la hype autour de Tokyo et Rio, ils m’ont fait mal au cœur ensuite Arturo me dégoûte il fait penser à une personne lâche, faible et mal intentionné beurk. Et Berlin en soi j’aime sa vision de l’art mais il est exécrable. Deux personnages à vomir concernant les droits des femmes… Sinon à quand la prochaine saison ?

Ensuite, j’ai enchaîné avec Las Chicas Del Cable et encore une fois j’étais sous le charme et complètement happée par le suspense. C’est une époque qui en dehors des droits de l’humain, est très élégante pour son art, la mode, les coiffures, maquillage (sauf la fourrure beurk). A la base, je ne suis pas très fan de ses « détails » mais je trouve que les hommes et les femmes de cette époque dégagent vraiment un truc ^^ Je me suis attachée à trop de personnages, dont les histoires sont toutes développées de manière convenable et avec une psychologie « intéressante » pour ce genre de série. Ensuite, le petit triangle ne m’a pas tant dérangé que ça (d’ailleurs il faudrait vraiment qu’on en parle des triangles !), elle est très engagée pour le féminisme, la cause LGBTQi+, sur l’identité et pose beaucoup de questions. Aussi, je ne connaissais pas l’Histoire du téléphone et très peu la situation politique. C’est peut-être bête mais je n’ai pas pu m’empêcher de mêler les photos et les souvenirs de mes grands-parents sur cette époque. Sinon, c’est une série qui m’a fait penser aux films Danish Girl et Les Figures de l’ombre.

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J’ai commencé Boruto mais je n’ai pas été très emballée, le rythme est lent, il y a trop de déjà-vu et des incohérences concernant Naruto ou Shippuden. Comment ses gamins peuvent maitriser autant de choses en si peu de temps ? Quand on suivait Naruto, il lui a fallu un sacré périple avant de maîtriser la marche sur l’eau, n’oublions pas la fois ou avec Sasuke ils faisaient la compétition pour escalader les arbres… Bien sûr, on n’allait pas suivre un nouvel apprentissage comme celui de Jiraya et Naruto mais une simple phrase aurait pu détacher le premier jour à l’Académie et les entraînements… Bref je continuerai quand je serai plus motivée.

How to sell drugs online (fast) c’était pas mal. C’est une série qui n’est pas sans rappeler les « séries Netflix » comme Sex Education, The end of fucking world avec des ados paumés, des histoires de cœurs compliquées, la « mode » de caler de la MDMA dans toutes les séries, et des manœuvres un peu folles de jeunesse… Le truc en plus, c’est qu’elle pose des questions intéressantes sur la prise de drogues chez les jeunes, la quête d’identité assumée au grand jour, le dark web, le cryptage, les problèmes de notre société… La réalisation est très bien faite avec une mise en scène originale et encore une fois beaucoup de références. Après elle comporte certains défauts comme un pitch à la base pas très originale, toujours le même type de personnages : le beau gosse sportif et pas très intelligent, la belle blonde, la fille différentes de son groupe de pote, les deux geeks… Enfin bref, elle est très courte à regardé assez sympa mais sans plus :3

Love, Death + Robots une série trop chouette d’anthologie alors pour les incultes comme moi : les épisodes sont indépendants comme dans Black Mirror. D’ailleurs ça y ressemble un peu mais en mode animation de 5 à 15 min. J’ai regardé quelques épisodes et j’aime bien le fait de ne pas forcément tout saisir, ou au contraire les réflexions et émotions ressenties en visionnant. Elle semble très engagée, j’aimerais vous en parler plus précisément dans un article plus complet.

Films :

Cet été j’ai vu passer le Challenge de Galactée et Antastesia avec un jour un film (leurs vidéos YouTube respectives : https://youtu.be/zfg0Tp6H-Rk et https://youtu.be/3jt60YQH178 ) que je voulais absolument faire ! Le problème, c’est que mon emploi du temps changeait tous les jours donc ça n’a pas été possible. C’est peut-être encore une excuse, pourtant je sais que ma culture cinématographique est médiocre et qu’elle ne changera pas en un claquement de doigts. J’aimerais voir des films, de bons films, découvrir des réalisateurs, le cinéma autre que français et hollywoodien ainsi que de différentes époques.

Cette année je vais essayer de voir un film par semaine et je pense que c’est une mission réalisable.

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J’ai enfin vu Les étoiles vagabondes, le film sur le dernier album de Nekfeu. A la base je voulais aller le voir au cinéma avec ma sœur mais LA date ne collait pas. Quand Netflix a annoncé sa sortie j’étais vraiment heureuse. C’est un film qui m’a beaucoup interrogé. C’est vraiment très intéressant de voir cet aspect de la vie d’artiste, la réalisation, l’inspiration, la « famille » musicale. Concernant Nekfeu j’ai été surprise de le voir sous cet aspect, de voir son ouverture d’esprit et à quel point c’est agréable d’entendre ses réflexions. Alors oui ses musiques sont déjà bien engagées mais l’entendre ici ce n’étais pas pareil. ET culturellement parlant wahou. Il connait plein de choses, parle plusieurs langues et s’intéresse à temps de choses ! Je n’osais pas écouter son album mais c’est tellement plaisant de l’écouter quand on sait tout. On profite plus. C’est un film/album riche d’expériences, de vie, de monde, de tout. (En revanche concernant sa voix sans la prod… euh j’étais en mode : mais c’est vraiment lui ? :’) )

Enchaînons avec la musique 😉

Ça risque d’être redondant si je vous en parle trop, mais j’ai adoré son album (Les étoiles vagabondes : expansion). Il est riche en dans la complexité de la musique, des lyrics, en culture en messages, en voyage et en sens. Après celles que j’ai préférées sont : les étoles vagabondes, alunissons, menteur menteur, écrire (qui fait très poète voyant mais en mode rappeur : j’ai adoooré), ciel noir, pixels 😊

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Ah oui. J’aimerais vraiment découvrir plus d’albums et comme pour les films en écouter un par semaine. Ça me permettra d’élargir ma petite culture ! J’écoute presque que du rap, si vous avez de la musique à partager (même autre que rap) n’hésitez pas à me conseiller ! J’ai envie de découvrir ! XD

Finalement :

Je suis un peu triste de ne pas avoir plus lu ce mois-ci mais je compte bien me rattraper et surtout ne pas me forcer. Au niveau des séries j’ai peut-être un peu abusé… Disons que ça demande moins de concentration qu’un bon livre, c’était la solution de facilité. Et au niveau de l’audition c’était vraiment agréable d’entendre toutes ces langues avec l’espagnol (que je ne connais pas du tout mais j’aimerai connaître deux, trois bases), le japonais qui est si beau, et l’allemand euh disons que ça m’a fait travailler un peu le vocabulaire oublié ^^

Après je n’ai pas pu m’investir comme j’aurai idéalement aimé mais je garde tous mes projets et mes idées dans un coin de ma tête 😊 Je risque aussi, par manque de temps (jobs étudiants + la fac) de passé moins de temps par ici donc je ferai des avis plutôt sous forme de bilan comme ici… Ça permettrait peut-être de parler de plus de sujets et ça pourrait être intéressant… Il faut que je me lance 😊

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L’univers enchanteur de Annie Stegg Gerard

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Qui est-elle ?

Annie Stegg Gerard est une artiste américaine originaire de Géorgie. Elle est spécialisée dans les arts plastiques et fait de merveilleuses huiles sur toile. Elle peint depuis son enfance et cherche à donner à ses sujets un petit quelque chose d’unique pour créer une nouvelle histoire.

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Son univers :

Ce qui est impression avec ses œuvres, c’est qu’on a l’impression de regarder de vieilles peintures avec un style très raffiné et fantastique, qui transmettent une multitude d’émotions. C’est un peu comme des peintures du baroque (ou peut-être même du rococo) mais avec une nouvelle forme de puissance. A travers ses collections comme Daugthers of Oceanus, Thumbella and four seasons, Women in Mythology ou encore sa dernière Voice of Spring, on ressent cet univers enchanteur, dépaysant, inspiré du folklore, de la mythologie, de la nature et de certains contes comme ceux d’Hans Anderson.

During the whole summer poor little Tiny lived quite alone in the wide forest. She wove herself a bed with blades of grass, and hung it up under a broad leaf, to protect herself from the rain. She sucked the honey from the flowers for food and drank the dew from their leaves every morning. So, passed away the summer and the autumn, and then came the winter,— the long, cold winter. All the birds who had sung to her so sweetly were flown away, and the trees and the flowers had withered.

-Hans Christian Andersen (1835)

Un aperçu de ses œuvres :

Sources :

Son site : http://anniestegg.com/

Sur Instagram : https://www.instagram.com/anniestegg/

En galerie : https://www.gallerygerard.com/the-art-of-annie-stegg

Sur Etsy : https://www.etsy.com/shop/AnnieIllustrations

Sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=qfLpBma2CWc

Nous sommes tous des féministes de Chimamanda Ngozi Adiche

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Résumé :

« Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement. »

Chimamanda Ngozi Adichie aborde le sujet controversé du féminisme avec lucidité, éloquence et humour.

Le livre.

Ce petit livre est divisé en deux parties : « Nous sommes tous des féministes » et « les Marieuses ». Nous sommes tous des féministes parle de la notion du féminisme, de comment il est perçu au Nigéria, comment il est arrivé dans la vie de l’autrice, le sexisme ordinaire et la manière dont son combat a commencé. Dans Les Marieuses on poursuit avec la vie de Chimamanda lorsqu’elle quitte le Nigéria pour se marier.

De nombreux sujets découlant du « sexisme ordinaire » sont abordés au Nigéria et aux Etats Unis. La manière dont une femme doit d’habiller, s’occuper de son mari, la « tâche conjugale », les études, le travail, le salaire, qui paye le restaurant, le fait de vivre aux Etats-Unis pour une femme noire, le viol conjugal, la liberté. L’autrice explique aussi son combat, les dangers représentés par les stéréotypes + le système de pensé unique et le mot « féminisme ». Elle rappelle qu’il définit le fait de vouloir une égalité entre hommes et femmes et qu’il n’est pas une insulte, ni un mot qu’on doit prononcer en grimaçant. Il représente un combat pour un monde plus juste.

CNRTL.fr: Féminisme : Mouvement social qui a pour objet l’émancipation de la femme, l’extension de ses droits en vue d’égaliser son statut avec celui de l’homme, en particulier dans le domaine juridique, politique, économique ; doctrine, idéologie correspondante.

Le terme ‘féministe’ est chargé de connotations négatives.

On déteste les hommes, on déteste les soutiens-gorge, on déteste la culture africaine, on estime que les femmes devraient toujours être aux manettes, on ne se maquille pas, on ne s’épile pas, on est toujours en colère, on n’a aucun sens de l’humour, on ne met pas de déodorant.

Mon avis.

C’est une lecture mémorable. C’est un livre indispensable à lire. Vraiment vraiment. (Surtout qu’il est à 2 € et qu’il ne doit pas être bien difficile à trouver en pdf… Bref.)

Ce livre est percutant parce qu’il dit rapidement, tout ce qui ne va pas dans la société. Personne ne devrait se sentir inférieur à un autre, on est juste tous différents (point). Et il y a des choses qui ne sont pas toujours évidentes à comprendre, il y a des inégalités ou comportements tellement ancrés que merde on ne les remarque même plus mais le changement est possible. Il y a encore de l’espoir. Prendre connaissance de ces idées, de ce genre de texte est important. Je pense qu’il est tout aussi bien pour les personnes s’intéressant au féminisme et à la place de la femme dans le monde qu’aux personnes encore

Vous imaginez à quel point nous serions plus heureux et plus libres à être nous-même, sans le poids des conventions.

P.S. Je crois que je pourrai mettre tout le texte en citation tant il y a de choses à dire !

+ quelqu’un connaît la signification de la couverture en VF ?

Je suis en colère. Nous devrions tous être en colère. L’histoire de la colère comme matrice d’un changement positif est longue. Outre la colère, je ressens de l’espoir, parce que je crois profondément en la perfectibilité de l’être humain.

Titre : Nous sommes tous des féministes

Auteure : Chimamanda Ngozi Adiche

Editions : Folio

Collection : 2 € inédit

Genre : Essai

Nombre de pages : 87

Année de parution : 2015

ISBN : 9782070464586

Les deux ans de La Bouquinerie Imaginaire.

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WAHOU.

C’est difficile de formuler tout ce que je ressens par rapport à cet « évènement ». La Bouquinerie Imaginaire a fêté ses deux ans le 6 août dernier. J’ai du mal à réaliser que tout ça dure depuis si longtemps. C’est merveilleux.

Malgré les hauts et les bas qui ont impacté et le contenu et la régularité et mon état d’esprit, je suis extrêmement heureuse de pouvoir dire « ça fait deux » ans. Parce qu’il s’est passé beaucoup de choses et que je ne sais pas comment vous remercier.

Rétrospective.

J’ai créé ce petit coin sur internet le 6 août 2017 dans un élan de motivation, un surplus d’énergie, un besoin de canaliser mon petit cerveau, pour vaincre l’ennui des vacances, pour sortir de ma zone de confort, pour découvrir un nouveau monde, et surtout pour partager autour d’une passion : la lecture.

Partager, c’est devenu un de mes mots préférés. Ce verbe ne définit pas une action des plus faciles. Pour le faire, il faut « s’exposer » (ou plutôt exposer) et s’en aller vers les autres directement ou indirectement. Ouvrir ce blog c’était comme une naissance, La Bouquinerie Imaginaire à fait petit à petit sa place dans ce vaste monde qu’est Internet.

J’ai toujours eu l’habitude d’observer le monde extérieur depuis ma bulle, également d’écouter les autres, m’inspirer, entendre les conseils, m’enrichir de ce savoir partagé. Malgré cela j’ai toujours eu du mal – coucou satanée timidité – à commenter, poser des questions, débattre, échanger autour d’un avis et/ou de conseiller. Ce n’est pas des plus évidents. J’étais, et suis toujours en partie, cette personne qui lit beaucoup d’avis et de débats, je « like » les avis convergents et divergents, les opinions bien construites, riches, mais aussi légères, prenantes, divertissantes, pour le soutien. Et je remercie ceux qui le font aussi.

Aussi, le blog est de passer de quatre mains à deux, emportant au passe une partie de ma joie, certaines pages, des petits moments et de beaux échanges. Finalement, c’est bien mieux ainsi. Au début c’était douloureux, j’avais du mal à l’expliquer et puis j’ai sauté le pas en avouant enfin ce qui s’était passé. Je ne m’attendais pas à recevoir autant de bienveillance de votre part, autant de compréhension et gentillesse. Ça m’a redonné l’espoir et l’envie de m‘investir encore plus ici. J’ai l’impression de renaître, de faire ce qui me plaît vraiment, de m’ouvrir un peu plus, d’être libre. Ce blog c’est un coin de liberté. Merci.

Parlons des chiffres.

Concernant les statistiques, je ne sais pas trop comment les présenter (et pourtant je peux vous dire qu’avec mes études je connais le pitch aha)… Mais comme une quarantaine d’articles ont été supprimés et un « admin » aussi (+ certains de mes tags et articles co-écrit) tout s’est un peu mélangé… 

Donc.

Depuis la création, pour 102 articles, il y a eu plus de 10.000 vues, plus de 6.000 visiteurs et « le mieux » plus de 400 commentaires, bon d’accord, la moitié sont de moi mais ça veut aussi dire qu’on a eu beaucoup de choses à s’échanger. Merci ❤

En dehors des chiffres.

Vraiment merci à tous de passer par ici, autant les amis de la vraie vie que ceux qui sont devenu des « amis d’écran », les connaissances et tout autres visiteurs ! :3 Je ne pensais pas faire un jour de si belles rencontres de papiers, de blogueurs et d’univers. C’est comme si depuis mon lit j’avais fait un joli voyage !

La conclusion ?

Merci. Je me répète encore mais vraiment merci.

Bon je ne peux pas faire de trucs que certains font pour les anniversaires mais je vous souhaite plein de bonheur ! J’espère qu’on se recroisera en ces lieux ❤ 

Sinon je n’ai toujours pas fait de vraie fiche de présentation ni mon article spécial mais ça ne devrait plus tarder ^^

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